La Maison Dieu : de l’hospice à l’hôpital 3/…

De la survivance des maisons-Dieu

Quelques exemple de maison-Dieu « contemporaines »…

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La Maison-Dieu (58 – Nièvre)

Au 11e siècle, la paroisse de La Maison-Dieu, qui doit sans doute son nom à sa léproserie dont le village conserve les vestiges, est à la collation de l’ évêque d’ Autun et la cure à la nomination de l’ évêque de Bethléem de Clamecy. Le village a joué un rôle important pendant les croisades en raison de sa proximité avec Vézelay. Bien que très reconstruit, le grand bâtiment qui abritait l’ ancienne maladrerie en témoigne. En 1590, les Vézeliens unis aux Auxerrois et aux ligueurs d’ Avallon sont repoussés aux environs de Clamecy par le duc de Nevers. Pour se venger, les Vézeliens saccagèrent la région, prirent le bourg de La Maison-Dieu, abattirent remparts et maisons et s’emparèrent du château de Metz-le-Comte. Au 17e siècle, La Maison-Dieu dépendait de la châtellenie de Metz-le-Comte. De 258 habitants en 1801, la population de La Maison-Dieu atteignit 434 hab en 1846 pour ensuite décroître très régulièrement jusqu’ à la période contemporaine. Au dernier recensement de 1999 elle n’ était plus que de 122 hab.

Source : web Patrimoine de France

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Limoges, place de la maison-Dieu

L’endroit s’est profondément transformé au fil des siècles, mais le nom de Maison-Dieu lui est resté attaché.

Voilà bien longtemps, la Maison-Dieu était en dehors de la ville… À quelques mètres d’un ruisseau qui courait en pleine campagne, était installé un des hôpitaux de la ville. On y logeait les lépreux à l’écart de la ville… En cette fin du XIIe siècle, la Maison-Dieu est un peu éloignée des murailles de Limoges, près d’un carrefour qu’ont été construites une église et les petites maisons dans lesquelles sont logés les lépreux. D’autres bâtiments, plus grands, servent de parties communes. Pauvres et voyageurs peuvent également trouver refuge dans cette Maison-Dieu placée sous le patronage de sainte Marie-Madeleine.

Un peu moins de deux siècles plus tard, les lépreux ne sont plus les bienvenus. Accusés, ainsi que les juifs, d’avoir empoisonné les puits, les cours d’eau et les fontaines, les lépreux vont être brûlés ou exilés et leurs biens confisqués, comme le prévoit en 1321 une ordonnance du roi Philippe V. La léproserie de la Maison-Dieu cependant ne disparaît pas. Elle va, pendant plus de trois siècles, dépendre de l’abbaye de la Règle. En 1659, un hôpital général voit le jour, englobant tous les anciens petits hôpitaux de la ville, dont celui de la Maison-Dieu.

Source : Nathalie Goursaud dans Le Populaire, nov. 2009

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La Maison Dieu, patrimoine immobilier de Montmorillon (Vienne)

Ce monastère-hôpital, fondé au XIe siècle par Robert du Puy, seigneur de Montmorillon, à son retour de Terre Sainte, comprend l’Octogone, la Chapelle Saint Laurent, le Donjon, le Chauffoir, la Grange des Dîmes et les bâtiments monastiques. Tout cet ensemble est classé Monument Historique.

 

 
Octogone Chapelle Saint Laurent

L’octogone, ancienne chapelle funéraire du XIIe s. a été construite sur le modèle du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Elle est unique en Europe sous cette forme. Au sous-sol se trouvait un ossuaire. La porte est surmontée de quatre groupes de statues représentant entre autres, Marie et Elisabeth (la Visitation), l’archange Gabriel, les quatre évangélistes et deux femmes nues illustrant la luxure.

De la Chapelle Saint Laurent, église du monastère originel, il ne reste que le clocher, la façade avec sa frise sculptée (tous du XIIe s.). A l’intérieur, très belles peintures murales du XIXe s. A remarquer : le parvis de la chapelle pavé de galets de couleurs, évoquant le martyre de Saint Laurent, mort sur un gril. A l’intérieur, une dalle rappelle que fut enterré dans cette chapelle, Etienne de Vignolles, dit « La Hire », fidèle écuyer de Jeanne d’Arc, nommé seigneur de Montmorillon par Charles VII.

   
Tour de la Maison Dieu Chauffoir

La Maison-Dieu était à l’extérieur des fortifications de la ville et se trouvait donc à la merci des bandes de pillards et de mercenaires qui ravageaient les campagnes au XIVe siècle. Pour éviter les pillages, le monastère-hôpital fit ériger des fortifications autour de l’ensemble des bâtiments. Le vestige en est la tour de défense située près de la chapelle Saint Laurent. La tour circulaire contient un escalier à vis et a été accolée à une tour rectangulaire dotée de bretèches sur mâchicoulis qui protégeaient la porte d’entrée. Littéralement donc : la Tour de la Maison-Dieu ! Ca ne s’invente pas…

Construit en 1639, le Chauffoir il était quant à lui destiné à accueillir 60 pauvres, pèlerins ou « étrangers » de passage qui souhaitaient passer un moment près du feu. C’était le seul endroit chauffé de la Maison-Dieu.

   
Grange des Dîmes Bâtiments monastiques

La Grange des dîmes,  toute proche de l’Octogone fut construite au XVIIe s. C’était le lieu où les paysans venaient apporter leur contribution en nature pour assurer la vie de l’hôpital-hospice. Remarquable charpente d’origine.

Les bâtiments monastiques, ont été construits au XVIIe s. pour loger les moines, le chapitre la chapelle des malades, les pièces communes, le réfectoire, le cellier et les caves. Leur imposante façade (plus de 100 m.) domine une large terrasse, deux pigeonniers du XVIIe s. une grande prairie aménagée en espace public et un théâtre de verdure.

Source : Office de tourisme de Montmorillon : Monuments

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