Documentaire « Les mystères du Tarot de Marseille » – Arte 18 février 2014 à 22h20

Je viens de visPF_1943032ionner le reportage d’Arte sur le Tarot de Marseille. Je l’ai trouvé intéressant et, sans suffisamment de références et de connaissance sur la renaissance italienne pour pouvoir me faire une idée définitive, je trouve que la thèse se tient.

En tout cas beaucoup plus que celles qui nous font passer le Tarot de Marseille par la Chine, l’Inde, l’Egypte et la Lorraine… Je reprends ci-dessous ce que Arte dit à propos du documentaire diffusé ce soir pour celles et ceux qui voudraient creuser un peu et n’auraient pas compris ou noté les noms propres qui ont été évoqués.

Pour la partie du commentaire ci-dessous nous apprenant que ce jeu n’a vraisemblablement pas été conçu à la base comme un instrument de divination, ils enfoncent des portes ouvertes. Cependant, pour ce qui me concerne, je l’utilise à cette fin (entre autres) avec des résultats que je trouve intéressants. Par ailleurs, les dés, les lignes de la main, le marc de café, le vol des oiseaux n’ont pas non plus été créés pour pratiquer la divination et pourtant…

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Le tarot, dit de Marseille, n’a pas grand-chose de Marseillais, si ce n’est qu’entre la fin du XVIIe siècle et le milieu du XIXe, on ne le trouvait plus que dans la Cité phocéenne.

Le jeu de cartes, utilisé aujourd’hui par les diseurs de bonne aventure, est né en Italie du Nord à la Renaissance, comme le révèle l’étonnante et captivante enquête de Philippe Truffault et Christophe Poncet diffusée ce mercredi soir sur la chaîne Arte sous le titre Les mystères du tarot de Marseille.

Les auteurs du documentaire avancent l’hypothèse que le jeu a été inventé par un certain Marsile Ficin, un philosophe italien, traducteur de Platon et proche de Cosme de Médicis, seigneur de Florence au milieu du XVe siècle. Ce fils de médecin, féru d’astrologie, aurait créé les vingt-deux atouts du tarot à des fins pédagogiques pour transmettre son enseignement aux étudiants de l’Académie néoplatonicienne qu’il dirigeait et pour dissimuler à l’Église sa pensée iconoclaste qui mêlait les croyances de l’Antiquité et le christianisme.

De grands artistes de la Renaissance ont participé à la réalisation de ces cartes. Sandro Botticelli aurait ainsi dessiné la Tempérance, le quatorzième atout. Une fresque du peintre découverte dans un château de Hongrie présente des ressemblances frappantes avec la carte.

Un autre dessin de Botticelli, un grand format conservé à Berlin, rappelle étrangement l’atout n° 15, représentant Le Diable. Si la thèse de Philippe Truffault et Christophe Poncet se révèle exacte, on est loin de l’art divinatoire et des pouvoirs prémonitoires du tarot de Marseille.

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